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Le phare du Stiff

Le phare du Stiff, construit en 1699 est le phare le plus ancien d’Iroise.

Le phare le plus ancien d’Iroise

Dès le XIIIème siècle, des postes de guet avaient été placés dans l'île d'Ouessant pour prévenir les attaques des Anglais. Il faudra pourtant attendre la fin du XVIIème pour qu'un plan spécifique de protection du port militaire de Brest soit entrevu. Une mission d'étude est envoyée à Ouessant dès 1681 pour étudier l'installation d'un port et de différentes batteries. Vauban en reprend les conclusions et décide d'entreprendre la construction "d'un fanal avec une batterie fermée au pieds de la pointe de Porclas (à l'ouest de l'île) à cause des deux échouages qui sont de part et d'autre... une petite tour à Saint -Michel et un corps de garde au tombeau de Béhault". Ces tours avaient alors plus une fonction de surveillance (militaire ou de la navigation) liée à la protection de navires de la Marine abrités en baie du Stiff, un point stratégique.

En fait, le projet de Vauban d'un port embusqué ne verra pas le jour, mais dès 1699, le premier phare de l'île s'allumera au lieu dit "tombeau de Béhault". Le feu fut semble-t-il allumé épisodiquement puisqu'il ne fonctionnait que les mois d'hiver. Le gardien devait alimenter le feu tout en surveillant étroitement le passage des navires. Il en rendait compte par des signaux vers le continent. Pour alimenter le foyer du phare, on utilise principalement du bois ou du "charbon de terre" que l'on fait venir spécialement, par un accord secret, des grandes mines d'Angleterre. Les gardiens devaient transporter chaque soir l'équivalent d'une quinzaine de paniers de charbon soit près de 100 à 150 kilos/jour.

En 1740, une lanterne est installée pour protéger le feu et améliorer son entretien. Toutefois, les plaintes contre un allumage aléatoire restent nombreuses. Pire, en 1717, le feu ne sert plus car il doit être restauré. En 1780, on envisage sa modification par l'installation d'un appareil à réflecteur. Le système simplifie l'entretien et assure une consommation régulière et prévisible.
 En 1831, le Stiff reçoit son appareil lenticulaire et prend alors le caractère de « feu fixe » de premier ordre, selon le plan d’éclairage des côtes de France établi. Les bâtiments annexes abritant des logements de gardiens sont construits en 1884-1885. En 1889, le premier appareil lenticulaire du phare du Créac’h est transféré au Stiff.

Depuis 1926, l’ancienne optique du phare du Créac’h est remplacée par celle qui s’y trouve encore de nos jours. En 1978, une tour radar a été érigée à ses côtés pour renforcer la surveillance des « rails » de l’entrée de la manche. L’allumage et l’extinction du phare du Stiff sont désormais commandés par une cellule photoélectrique, et les installations sont télécontrôlées. Les agents du phare du Créac’h font l’entretien et la maintenance de l’établissement.

Sa description

Localisation : pointe du Stiff

Epoque : 4e quart 17e siècle ; 1699 ; 1884 ; 1885

Description architecturale :

  • hauteur au dessus de la mer : 91,80 m.
  • Taille générale : 32,40 m.
  • Hauteur de la focale 28,20 m.

Description : tour tronconique en maçonnerie enduite portant la lanterne et tour d'escalier demi hors-oeuvre surmontée d' une coupole demi-sphérique. Rambarde en pierre et balustrade métallique. Deux bâtiments symétriques à usage de logements .Mur de clôture. Terrain 4000 m2.

Plus d'informations sur le Stiff dans la fiche dédiée.