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Brest, un port de dragueurs

Le port de Brest n’est pas dans le périmètre du Parc mais  les navires qui dépendent de ce port fréquentent souvent la mer d’Iroise. C’est un point stratégique du Finistère nord, notamment par le volume des débarquements à la criée. Plus de la moitié provient des ports environnants. Le métier de la drague à bivalves domine dans le port de Brest. Historiquement, bon nombre de navires provenaient des ports riverains et s’y installaient l’hiver pour pêcher la coquille Saint-Jacques. Ils retournaient ensuite au goémon l’été. C’est toujours le cas pour certains d’entre eux. 

L'ensemble portuaire

Flottille dominante

Dragueurs

L’ensemble portuaire de Brest, d’intérêt national, bénéficie d’une position stratégique au carrefour de nombreuses routes maritimes de l'arc Atlantique et constitue la porte d'entrée en Europe. Situé au nord de la ville, il se compose d’ouest en est :

  • d’un port militaire, siège de l’Escadre de l’Atlantique et de la Force Océanique Stratégique, et la base française des sous-marins nucléaires,
  • du port de plaisance du Château, mis en service depuis le 2 mars 2009,
  • du port de commerce, regroupant les activités de pêche et de commerce,
  • du port de plaisance du Moulin Blanc, théâtre de diverses manifestations nautiques et sportives (courses autour du monde, rassemblement de vieux gréements…). 

Effectif et production

Le quartier maritime de Brest compte 130 navires de pêche dont :

  • 111 armés pour la pêche côtière,
  • 2 à la pêche hauturière et
  • 17 pratiquant les deux types de pêche (mixtes).

La pratique est équilibrée : un quart d’entre eux n’exerce qu’un seul métier, un autre quart exerce deux métiers et un autre en pratique trois. Le quart des navires restants peut pratiquer jusqu’à huit métiers différents.

Parmi ces 130 navires, seuls 36 ont pour port d’exploitation Brest.

On note une baisse tendancielle du nombre de navires de 19% sur la dernière décennie. En ce qui concerne la mer d’Iroise, le nombre de bateaux actifs dans le périmètre du Parc et ayant pour port d’exploitation Brest est passé de 31 à 19 pendant la décennie 2000.

Côté production, 1 386 tonnes de poissons ont été débarquées sous criée (chiffre de 2009). Les débarquements de baudroie sont majoritaires, viennent ensuite le tourteau, l’araignée de mer, le turbot et la langouste. Il faut ajouter à cela les produits issus de la collecte interportuaire qui représentent une part importante de l’activité de la criée. En effet, la halle à marée de Brest a mis en place un service de ramassage journalier principalement en période de mortes-eaux pour les ports du Conquet et de l’Aber-Wrac’h (ce dernier est également  en dehors périmètre du Parc marin). Ce service est utilisé par 15 navires basés au Conquet et 9 navires basés à l’Aber-Wrac’h. Un peu plus de la moitié du tonnage commercialisé à Brest provient des ports environnants.

Il est à noter que les débarquements hors criée restent majoritaires dans le quartier maritime de Brest, mais ne sont pas encore intégralement comptabilisés.