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Le filet, la pêche la plus pratiquée en mer d’Iroise

Les fileyeurs représentent une des deux principales flottilles avec les ligneurs palangriers au sein du Parc naturel marin d’Iroise. Plusieurs zones de l’Iroise sont particulièrement riches en poissons et en crustacés. C’est notamment le cas des abords de la fosse d’Ouessant, des Pierres noires dans l’ouest de l’archipel de Molène et de la chaussée de Sein. Ce métier comprend une grande diversité d’engins dont l’utilisation dépend des espèces ciblées. Certains fileyeurs sont polyvalents et pratiquent plusieurs métiers, associant la pose de filets à celle de casiers ou de palangres. 

Le filet, un art dormant

Le filet, qualifié d’art dormant, est généralement calé sur des fonds de 50 à 120 m et utilisé pendant les périodes de mortes-eaux, quand les coefficients de marées inférieurs à 75 génèrent des courants moins violents. Certains sont dits flottants car fixés à une certaine distance du fond. On distingue une grande diversité de filets adaptés aux espèces visées.

Espèces ciblées

Baudroie, Rouget-barbet, lieu jaune, merlan, maquereau, tacaud et grondin rouge, merlu, sole, bar, daurade, tourteau, araignée de mer, barbue, turbot, langouste rouge, homard, carrelet et raies.

Exemples :

  • le « filet maillant », doit son nom au principe de capture car les poissons sont généralement «maillés», c’est-à-dire retenus dans une des mailles du filet,
  • le filet droit ne possède qu’un seul panneau de mailles,
  •  le trémail en a trois : un panneau central constitué de petites mailles et deux panneaux latéraux faits de mailles plus grandes. Les poissons ou crustacés s'emmêlent dans la nappe interne à petites mailles, après avoir traversé une des deux nappes externes.

 Le type de filet va également déterminer le temps d’immersion qui peut aller de 4 heures à 72 heures.

Les cibles privilégiées par la plupart des fileyeurs d’Iroise sont la lotte (ou baudroie), le turbot, les raies et la barbue qui se pêchent au filet dit « à grande maille ». Ils débarquent également des crustacés tels que la langouste rouge, l’araignée de mer et le tourteau.

La flottille en Iroise

Sur les 55 navires qui pratiquent le métier du filet dans le Parc, 29 sont des fileyeurs exclusifs, 9 sont des fileyeurs caseyeurs et 21 sont des fileyeurs-ligneurs-palangriers.  La flottille de fileyeurs exclusifs est donc, en terme d’effectif, la plus importante dans le Parc naturel marin d’Iroise

Plus d’un tiers des navires exerçant cette activité dans le périmètre du Parc marin sont immatriculés dans le quartier de Brest. Le reste de la flottille est partagé entre e Douarnenez, Audierne, Camaret et Le Guilvinec.

>> les ports de pêche du Parc

Les lieux de pêche des fileyeurs varient en fonction de leur port d’attache : les navires du Conquet affectionnent par exemple les abords de la fosse d’Ouessant tandis que les fileyeurs d’Audierne travaillent davantage en chaussée de Sein. 

Les enjeux pour le Parc

Comme trois autres métiers pratiqués dans le Parc ( palangriers, chalutiers, bolincheurs ), les fileyeurs font l’objet d’un  programme d’embarquement  par des agents du Parc qui permet de mieux connaitre la composition des captures et les espèces éventuellement rejetées à la mer. Cette coopération avec les professionnels permet également de répondre aux objectifs du  projet IMPECMAM . Ce projet mesure les interactions qui peuvent exister entre la pêche et les mammifères marins, que ce soit en termes de captures accidentelles ou de déprédation.