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La drague, un métier hivernal

La pêche à la drague est une activité saisonnière pratiquée tout le long des côtes bretonnes et visant des espèces de bivalves telle que la coquille Saint Jacques, les amandes ou les pétoncles. Cette activité est très présente en rade de Brest mais de façon moins importante dans le périmètre du Parc. Bon nombre de professionnels la pratiquent l’hiver avant de retourner au goémon ou au filet l’été.

La drague, un art trainant

Espèces ciblées

Coquille Saint-Jacques, amande de mer et pétoncle blanc ou vanneau 

Les dragues, qualifiées d’art trainant, sont trainées sur le fond par les navires à l’aide de câbles appelés « funes », manœuvrés par un treuil. Ces engins de pêche sont constitués d’une armature rigide présentant une ouverture de forme et de largeur variables, dont la partie inférieure est munie d’une barre d’attaque métallique (la lame), souvent munie de dents, qui permet de dénicher les coquillages enfouis dans le sédiment. Ceux-ci sont ensuite stockés dans un filet dont le maillage en métal est adapté aux espèces ciblées. Les dragues possèdent donc des caractéristiques différentes suivant les espèces, les fonds travaillés et la législation en vigueur des pêcheries concernées.

La flottille en Iroise

La plupart du temps, les professionnels pratiquant ce métier sont polyvalents et complètent leur saison par la récolte des laminaires (en savoir plus), la pêche au chalut de fond , aux  casiers  ou aux filets. En effet, sur les 34 navires qui pratiquent le métier de la drague dans le périmètre du Parc naturel marin d’Iroise, on compte deux drageurs exclusifs, dix-sept drageurs non-exclusifs et quinze goémoniers dragueurs. La taille moyenne de ces navires est de dix mètres. Le nombre de marins à bord varie de un à trois.

L'un des métiers les plus réglementés

C’est l’un des métiers faisant l’objet d’une réglementation les plus poussée. Pour chaque gisement, un nombre limité de licences professionnelles est octroyé, le temps de pêche est réglementé et les types d’engins autorisés précisément définis (poids et maillage des dragues). Ces modes de régulations sont nécessaires car  le caractère sédentaire des bivalves les rend particulièrement vulnérables.

Les enjeux pour le parc

Dans le cadre de son orientation de gestion visant à soutenir la pêche côtière artisanale, le Parc naturel marin d’Iroise s’est engagé dans un  projet de réensemencement en coquille Saint-Jacques  , en vue de la relance d’une pêcherie autrefois présente en Iroise, notamment en baie de Douarnenez. Les caractéristiques physiques des sites et la nature des fonds détermineront le mode d’exploitation le plus approprié.