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Le chalut, un métier peu représenté dans le Parc

Métier peu représenté en Iroise, le chalut est surtout pratiqué sur la partie ouest du Parc, au nord ouest d’Ouessant, des Pierres-Noires et de la bouée d’Ar-Men. La plupart des navires sont immatriculés dans le quartier maritime du Guilvinec et très peu réalisent la majorité de leur activité dans le périmètre du Parc.

 Sur les 25 navires qui pratiquent le métier du chalut dans le Parc, dix-huit sont des chalutiers exclusifs et sept pratiquent également un autre métier.

Le chalut, un art trainant

 

Le chalut, qualifié d’art traînant, est un filet remorqué par les navires à l’aide de câbles appelés « funes ». Cet engin de pêche est constitué d’un corps en forme d’entonnoir fermé par une poche (le cul du chalut) et prolongé à l’avant par des ailes. L’ouverture verticale est assurée par des flotteurs fixés à l’avant sur la partie supérieur du filet et pour le chalut de fond, par un bourrelet lesté fixé sur la partie inférieur. Des panneaux rectangulaires situés à l’avant du chalut permettent l’écartement horizontal. Les traits de chalut durent entre deux et quatre heures. Les caractéristiques des chaluts dépendent des espèces recherchées et des fonds travaillés.  Il existe deux grands types de chaluts : le chalut pélagique destiné au « poisson bleu » qui se déplace dans la colonne d’eau et le chalut de fond qui vise les espèces qui vivent sur le fond.  Ces deux catégories regroupent plusieurs dizaines de types de chaluts différents permettant de travailler de -2000 à seulement une dizaine de mètres de profondeur.

Espèces ciblées

Baudroies, Saint-Pierre, congre commun, émissoles, grondin rouge, raie fleurie, tacaud commun, lieu jaune, sole commune, seiches diverses et calmars

Dans le périmètre du Parc, seuls sont présents les chaluts de fond à diabolo (élément d’un chapelet de sphères ou de cylindres garnissant le bourrelet du chalut) permettant de travailler des fonds durs et les chaluts de fond à bourrelet franc permettant de travailler les fonds plus meubles. Parmi les chalutiers présents dans le périmètre du Parc, seuls deux navires sont équipés d’un chalut à grande ouverture verticale.

Après plusieurs décennies de réflexions sur la sélectivité, démarche qui vise à limiter la prise d’espèces non désirées ou ne faisant pas la taille requise de commercialisation, la plupart des chaluts utilisés dans le Parc présente sur le dos et/ou le ventre une nappe à mailles carrées (d’un maillage supérieur à la poche)  permettant de limiter la prise d’individus hors taille.

La flottille en Iroise

Plus de la moitié des navires exerçant cette activité dans le périmètre du Parc naturel marin d’Iroise sont immatriculés dans le quartier du Guilvinec. Le reste est partagé entre les ports de Saint-Brieuc, Brest et Audierne.

 >> les ports de pêche du Parc

Vingt-cinq navires pratiquent le métier du chalut dans le périmètre du Parc naturel marin d’Iroise dont dix-huit chalutiers exclusifs et sept chalutiers non-exclusifs. La taille moyenne de ces navires est de dix-sept mètres. Le nombre de marins à bord varie de deux à six. 

Les enjeux dans le parc

Comme trois autres métiers pratiqués dans le Parc (fileyeurs, palangriers, bolincheurs), les chalutiers font l’objet d’un programme d’embarquement par des agents du Parc qui permet une meilleure connaissance de la composition des captures et les espèces éventuellement rejetées à la mer. Cette collecte de données permet de mieux caractériser l’effort de pêche à l’œuvre dans le périmètre du Parc.