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Une campagne de marquage de bars pour mieux connaître l’espèce

Le Parc et l’Ifremer mènent depuis 2010 une campagne de marquage de bars. L’objectif est de mieux connaître cette espèce, de comprendre les déplacements individuels du bar et les échanges entre populations, notamment celles de la Manche et du golfe de Gascogne.
Deux types de marquage électronique ont été testés : le marquage acoustique et le marquage archive, premières expériences de ce genre en France sur cette espèce dans son milieu.
Le bar est une espèce emblématique, à la fois prisée des pêcheurs professionnels et des plaisanciers.

Les premiers résultats de la campagne

Le Parc s’est associé à plusieurs types de suivi de l’espèce.

Les marques acoustiques

Les marques acoustiques émettent un signal qui permet de suivre le poisson à la trace pendant 24h et de décrire ses mouvements dans la colonne d’eau.
Les observations comportementales faites en 2010 ont révélé une forte activité avec des déplacements pouvant atteindre plusieurs dizaines de milles nautiques en 24 heures tout en restant dans la même zone. Le bar nage souvent près de la surface (0-10m), avec cependant de fréquentes incursions en profondeur - parfois jusqu'au fond avec un maximum de 84m observé dans ces expériences. L’un des individus marqués en août a été détecté en septembre, puis en novembre 2010. Cela montre que pour certains individus, la mer d'Iroise n'est pas une zone de simple transit mais plus probablement une zone de nourrissage. La question de l'existence d'une éventuelle population sédentaire est également posée.

Les marques archives

Les marques archives, introduites dans la cavité abdominale des bars, enregistrent la pression et la température. Différentes des marques acoustiques, les marques archives possèdent une mémoire qui stocke en temps réel et à des fréquences préprogrammées, les mesures de pression et de température du milieu où le poisson évolue. Ces données permettent, sous certaines conditions, de reconstituer les trajectoires des individus recapturés.
En 2012 sur les 172 bars marqués, 14 ont été récupérés, la plupart par des professionnels, mais également par des plaisanciers et plus rarement des restaurateurs, bien étonnés de sortir du poisson cette capsule si précieuse aux yeux des scientifiques. La majorité des marques a été retrouvée en Iroise, d’autres moins nombreuses en Manche (Basse Normandie) et dans le golfe de Gascogne (Vendée). Cela renforce l’hypothèse d’une importance particulière de la zone Iroise pour l’espèce, notamment pour son alimentation. La télémétrie acoustique montre que l’Iroise – probablement favorable en termes de ressources alimentaires – abrite des adultes qui peuvent y séjourner plusieurs mois. Le marquage archive montre en outre que des adultes de la mer d'Iroise peuvent alimenter tant les frayères du nord (Manche) que du sud (golfe de Gascogne).

Le projet continue

Il est prévu de poursuivre l’expérience et de marquer à nouveaux des bars dans les années à venir. Cela permettra aux spécialistes de l’espèce d’éventuellement confirmer les hypothèses jusque là établies.

 

> Pour en savoir plus sur les bars :

Dossier de presse : "Le bar, une espèce convoitée"  (pdf - 75,94 kB)

 

Comment participer à cette campagne

L'Ifremer et le Parc marin appellent pêcheurs professionnels et de loisir à ramener les poissons marqués, et ce sans limitation de durée. En effet, plus les marques récupérées sont anciennes, plus l’intérêt des informations recueillies est grand.

Pour en savoir plus sur la participation à cette campagne…